mercredi, avril 19, 2006

à Kabul le beaujolais nouveau arrive tous les jours


Ici, au bureau à Kabul.


Jabbar le cuistot abhorre sur son tablier subversif une insulte à l'Islam.



Heureusement qu'il ne lit pas plus le français que sa langue maternelle, le Dari. Remarquez le pont culturel entre les restaurateurs lyonnais et kabuli: la moustache. Et la couleur du gilet. Une réelle mise en abîme.



En outre: Jabbar, le seul cuistot d'Afghanistan qui n'emploie pas d'inhibiteurs de goût. Notable et appréciable. Cela dit, paraît qu'y ont tenté, les franssawia, de brancher Jabbar pour qu'il cuisine autre chose que du riz, fréquence: un midi hebdomadaire. Parce qu'il sait faire d'autres trucs, des tartes, des pouletfrites, des ratatouilles... Tollé chez les collègues afghans, mobilisation, c'est honteux où est notre riz je refuse de continuer à travailler pour vous dans ces conditions, face à la gronde retraction totale du projet de réforme.
Si on aime le riz ça ne pose pas de problème.